

| Désolé... // Exil Musique/ Socadisc - 2009 Musique : Christophe Freyssac / Paroles : Georges Iemfré Télécharger l'album Commander l'album |
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| EN EQUILIBRE AU BORD DU VIDE | APRES NOUS LES MOUCHES |
Je fais toujours ce qui me plaît Je n’rends des comptes qu’à moi-même Tout l’univers est mon jouet Que j’asservis à mon système J’offre ma vie ma chair et ma peau A des multinationales Caramel mou est mon cerveau Qu’on roule dans la farine animale Toute la journée dans tous les sens Je cours partout comme un dément Faut pas qu’j’m’arrête ni qu’je pense Le temps perdu c’est de l’argent J’offre ma vie ma chair ma peau A des multinationales Caramel mou est mon cerveau Qu’on roule dans la farine animale Je me crois fort je me crois libre En équilibre au bord du vide Je ne lis plus depuis longtemps Alors j’appuie sur un bouton Et je m’avale le cœur content Les dieux de la télévision Je me crois fort je me crois libre En équilibre du bord du vide |
Pour quelques dollars On veut bien guetter Le dernier guépard Pour vous l’empailler Dernier éléphant On s’en fout pas mal Nous à part l’argent Tout nous est égal Après nous les mouches Les forêts brulées Après nous la couche D’ozone envolée Après nous les mouches Et les dissolvants Après nous la douche Froide pour nos enfants L’océan c’est fait Pour bien nettoyer Tous les pétroliers Qui veulent dégazer Nous l’Amazonie C’est not’ terrain de jeu La course au profit Passe par le feu Refrain Le cours des rivières N’est plus qu’un détail Le cours de la bourse Ca c’est capital On s’est octroyé Délibérément Le droit d’polluer Les cinq continents Refrain |
| TA CARRIERE | DESOLE... |
Accepte tout sans discuter Change de région change d’amis Il faut savoir s’adapter Il faut savoir payer le prix Alors soit souple et disponible Ne refuse pas cette main tendue Elle est la flèche tu es la cible Cette main patronale qui tue Apprends à te taire N’aies pas de frontières Pense à ta carrière Sois docile mon frère Fous ta vie en l’air Mais pas ta carrière Garde pour toi les états d’âme Seuls comptent tes états de service Donne au brasier toute ta flamme Coure la tête et soit complice Sache te rendre indispensable Celui qui dit amen à tout Soit un adulte responsable Qu’on peut sonner comme un toutou Refrain Entre dans la compétition N’oublie jamais qu’on compte sur toi Et que l’outil de production Peut te filer entre les doigts Nourrir la machine infernale Le bulldozer capitaliste Et si les actionnaires s’emballent Donne-leur du chiffre ou quitte la piste |
Egoïste je suis Egoïste je reste Je t’adresse ceci En forme de manifeste Ce dimanche à l’église J’ai bien pensé à toi Et Dieu je fraternise A ton chemin de croix En délocalisant Si je t’ai condamné A n’être qu’un mendiant Un chômeur assisté Faut pas croire que je m’en fous A dire la vérité L’important c’est les sous Les soupirs qu’j’ai poussés Et je suis désolé désolé désolé Hypocrite et sournois De ma tour d’ivoire Je décide pour toi Car j’en ai le pouvoir Afin que se déchaînent Tes instincts les plus vils Je produis à la chaîne des émissions débiles D’la télé qui endort Qui empêche de penser Il faut que tout ton corps Subisse sans broncher Que s’envole notre part Notre part de marché L’important oui c’est l’art C’est l’argent amassé Et je suis désolé désolé désolé J’suis la première puissance Ca me donne tous les droits Si j’ai besoin d’essence J’vais me servir chez toi Je massacre tes villes Tes villages, tes mosquées Je déploie mes missiles Au nom d’la liberté Spectacle désolant J’invente je fabrique Des mensonges et du vent Des armes biologiques Mais qu’on en trouve ou pas Je n’aurai jamais tort L’important c’est la loi C’est la loi du plus fort Et je suis désolé désolé désolé |
| TOUT CA C’EST DE L’AMOUR | LA FOLIE DES HOMMES |
C’est pas du cinéma L’cinéma que l’on fait Cette envie que l’on a D’exister pour de vrai Ce besoin qu’on a tous De se sentir vivant Cette force qui nous pousse A nous mettre devant Pour n’être pas celui Qu’on dépasse dans la rue Qu’on croise à l’infini Sans même l’avoir vu Tout ça c’est de l’amour Des bouteilles à la mer Qu’on jette chaque jour Au milieu du désert Tout ça c’est de l’amour Une envie de crier Au monde qui nous entoure Qu’on a bien existé On raconte nos vies On se donne le beau rôle On pleure et puis l’on rit A notre music hall On raconte des histoires On a tell’ment besoin D’exister dans l’regard D’un ami ou d’un chien Faut pas nous en vouloir De chercher sans arrêt A être jusqu’au soir Le centre d’intérêt Refrain |
Ouvrier dans le bâtiment Je travaillais la semaine J’avais une femme et des enfants Dans la banlieue madrilène Aujourd’hui le train bondé Qui m’emm’nait chaque matin A soudain’ment explosé Déchiqu’tant mes lendemains J’demandais rien à personne Juste à vivre encore un peu Pourquoi la folie des hommes Mais qu’avons-nous fais grand dieu Moi j’étudiais les beaux-arts J’avais tout juste vingt ans Une petite vie sans histoire Que j’aimais passionnément La barbarie sans visage A décidé de mon sort J’ai vu Goya au passage Son pinceau trempé de mort Refrain Nous étions quelques milliers A croiser ce matin-là Dans toute sa brutalité L’horreur comme à Guernica L’histoire se répète sans fin C’est toujours les innocents Qu’on retrouve sur vos mains Sur vos mains pleines de sang Refrain On d’mandait rien à personne Juste à vivre encore un peu Pourquoi la folie des hommes Mais qu’avons-nous fait grand dieu |
| MAUX CROISES | MOZART S’ENNUIE |
Qu’est ce qui me fait crever ici Mon univers tout rétréci L’ANPE en toile de fond Qu’est ce qui te fait crever ailleurs A te saigner durant douze heures Toi l’enfant rien de Saïgon En quatorze lettres c’est le bon C’est le mot mondialisation Inutile de creuser Si tu n’sais pas lui sait pour toi Le capital est là pour ça Réponse à tous nos maux croisés Qu’est ce qui me fait bâfrer intense A m’en faire péter la panse De malbouffe occidentale Qu’est-ce qui te fait mourir ailleurs La peau sur les os une maigreur Sous un soleil de carte postale En douze lettres c’est le bon C’est le mot exploitation Inutile de se creuser Si tu n’sais pas lui sait pour toi Le capital est la pour ça Réponse à tous nos maux croisés Qu’est ce qui nous fait pleurer ici Gorge poumons tête remplis De tous ces gaz d’échappement Qu’est ce qui te fait pleurer ailleurs Blessé par tes libérateurs Qui pense pétrole exclusiv’ment En douze lettres c’est le bon C’est le mot consommation Inutile de se creuser Si tu n’sais pas lui sait pour toi Le capital est là pour ça Réponse à tous nos maux croisés |
Dans ses journées mauvaise mine Où c’est Mozart qu’on assassine Tu sens monter Smith et Wesson Au bout d’un bras qui pèse une tonne Une envie triste d’en finir Bouché planté ton avenir Tu as chopé un max de trains Correspondance pour le chagrin Petite sonate dans la nuit Pour pas une thune Mozart s’ennuie Mauvaise pioche dans le destin Banlieue sinistre qui n’mène à rien Roulé Boulé c’que t’entreprends Plouf tombe à l’eau obstinément T’as beau chercher issue d’secours C’est même galère jour après jour Tes mains voudraient bien travailler Mais par ici c’est pas gagner Alors tu traîne un vide immense Dans cette cité qui sent l’essence Refrain Ici l’futur n’fait plus recette Ici l’présent courbe la tête On a fermé toutes les usines Et c’est Mozart qu’on assassine Refrain |